Le ballet des horloges biologiques de notre corps

› Le 05/10/2019 à Davézieux
Conférence grand public s’adressant à toute personne intéressée par les horloges biologiques et l’influence de la lumière sur notre comportement et notre santé

Les variations journalières et saisonnières de l’environnement, induites par la rotation de la terre autour du soleil, influencent profondément la vie de toutes les espèces, des organismes unicellulaires jusqu’à l’Homme.

L’intégration de ces changements cycliques au sein de l’organisme, tels que les variations journalières d’intensité lumineuse, conduit à l’expression d’oscillations cycliques, d’une période proche de 24 heures. Ces rythmes dits circadiens (du latin circa: «autour» et dies: «jour») sont générés par des horloges situées dans tous les organes.Bien que les horloges fonctionnent de façon endogène, c'est-à-dire sans indication de temps de l'environnement, elles sont synchronisées ou remises à l'heure par des signaux de l'environnement. Chez les mammifères, le signal environnemental le plus efficace est la lumière, réceptionné par les photorécepteurs rétiniens (cônes et bâtonnets) et les cellules ganglionnaires L'information lumineuse est ensuite transmise au cerveau qui contrôle par des voies de sortie directes et indirectes, les rythmes de sécrétions hormonales, d'activité locomotrice, de température, de vigilance et le cycle veille/sommeil. Ces rythmes permettent ainsi une adaptation optimale de l’organisme aux changements environnementaux, par coordination et synchronisation des fonctions biologiques au cycle jour/nuit.

Un dérèglement de ces rythmes, observé chez les travailleurs de nuit, ou chez toute personne exposée à des décalages horaires ou à de la lumière à des heures anormales, est actuellement admis comme un facteur de risque pour le développement de certaines maladies: divers cancers, problèmes métaboliques, ou troubles psychiatriques